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Une ambassadrice de charme pour le judo Haut-Rhinois…

 

Depuis le 1er avril 2018, le département compte dans ses rangs une nouvelle ceinture noire 5ième dan de judo. Cette belle promotion revient à Sandrine BRUGGER (Zillisheim), qui devient la toute première femme du Haut-Rhin à accéder à ce haut grade. Portrait…

 

Le kimono, elle le porte depuis toute jeune. Elle en a usé quelques-uns dès l’âge de 10 ans sur les tatamis de l’A.S.C.O. Mulhouse, le club de ses débuts, sous la houlette d’André SCHERRER, qui lui a inculqué le goût de l’effort et du travail bien fait. A la classe départementale de Brunstatt (section sport-études) ensuite, où elle aiguise non sans un talent certain son esprit combatif, qui lui permettra de glaner nombre de titres de championne départementale ou régionale. Les précieux enseignements de Patrice MARECHAL, alors conseiller technique « judo » du Haut-Rhin, mais aussi de William BEHAGUE, directeur technique de l’A.C.S. Peugeot-Citroën Mulhouse, club qu’elle intègre en 1996 à l’âge de 16 ans, lui permettent d’élargir sa palette technique, qu’elle perfectionne au fil de sa pratique, jusqu’à obtenir sa ceinture noire en 1997, alors qu’elle n’a « que » 17 ans. « Sur le tapis, c’était une fille très déterminée », se souvient Patrice MARECHAL. « Lorsqu’elle se fixait un objectif, c’était pour l’atteindre. Et elle ne lâchait rien, mettait tout en œuvre pour réussir. Ce qui est marquant chez elle, c’est son envie d’apprendre, qui ne s’est pas amenuisée avec le temps ».

 

Toujours en quête de perfectionnement, elle poursuit invariablement sa progression, franchissant les différents échelons de la ceinture noire (2ème dan en 2001, 3ème dan en 2005). En 2009, elle obtient son 4ème dan, plus haut grade porté alors par les féminines, au nombre de trois cette année-là (Isabelle GEIGER, Isabelle RICHOU et Nicole SCHNOEBELEN). Mais l’idée d’aller plus loin commence déjà à germer.

Son enthousiasme et sa passion du judo, elle les partagera par la suite avec Vincent ANTOINE, également ceinture noire, rencontré sur les tatamis mulhousiens. Le couple s’est marié en août 2010, et aura trois enfants Malicia, Zoé et Léane. Maman, assistante de direction à temps plein chez AMEVA (Brunstatt), également investie au Comité du Haut-Rhin de Judo pour la promotion du judo féminin, enseignante de judo au club de Zillisheim (club rejoint en 2015 pour y suivre ses deux frères Nicolas et Vincent), Sandrine n’a pas peur des challenges. Bien au contraire. Soucieuse de la qualité de ses interventions pédagogiques, elle n’hésite pas à suivre, en parallèle, des formations professionnelles qualifiantes (C.F.E.B., puis C.Q.P. - examen programmé en juin 2018). « Sandrine réinvestit ce qu’elle a appris pour le retransmettre aux autres », souligne Patrice MARECHAL, toujours intervenant à l’Ecole des Cadres. « Sa générosité, naturelle et spontanée, ne me surprend pas… ». Malgré un planning ultra chargé, elle trouve encore de l’énergie pour la préparation, oh combien exigeante, de sa 5ième dan. « Au vu de mon parcours judo, j’en ai fait un objectif personnel », indique-t-elle. « L’envie de passer un cap, de me perfectionner encore, et de pouvoir apporter le meilleur à mes élèves. Pas facile de gérer vie de famille, vie professionnelle, vie associative et épanouissement personnel ! ».

Son nouveau grade, elle le doit bien sûr à son énorme travail, mais aussi à celui de ses partenaires, Cyrille IGNACZAK et son mari Vincent ANTOINE, tous deux pleinement investis dans cette aventure. Pour la suivre également tout au long de sa préparation, des enseignants de grande qualité, comme Bernard BURGUNDER (5ème dan), responsable départemental du Jujitsu, Christian DENNEVILLE (6ème dan), ancien partenaire au club de l’A.C.S. et William BEHAGUE (6ème dan), son ancien professeur à l’A.C.S. « C’est elle qui est venue demander de l’aide », précise ce dernier. « Trouver une personne désireuse d’aller de l’avant, de suivre des conseils, d’accepter les critiques et de se remettre en question, force le respect. Ça a été un réel plaisir de collaborer à ce projet, avec quelqu’un qui cherche toujours à tendre vers le meilleur, à s’améliorer. Entre le début de sa préparation et la fin, Sandrine a beaucoup progressé. Mais on n’a rien sans rien. Surtout, elle s’est donné les moyens de réussir, et elle mérite d’autant plus cette belle promotion ! ».

 

Le 1er avril dernier, à l’issue de sa prestation technique réalisée à l’Institut de Judo de Paris, la tension était à son apogée. A l’annonce du résultat, la jeune femme n’a pu s’empêcher de verser quelques larmes. De bonheur bien sûr. Comme quoi, on peut porter une ceinture noire, être haut-gradé(e), tendre vers l’excellence dans beaucoup de domaines, et rester profondément sensible. Le judo Haut-Rhinois a bien de la chance d’avoir pareille ambassadrice. Et ils peuvent être fiers de leur enseignante les petits judokas du club de Zillisheim !